Conchyliculture – Huître américaine (Crassostrea virginica) *1  

La conchyliculture a subit une expansion rapide depuis l’introduction de la technique de culture en suspension (poches flottantes, cage flottantes Oyster Gro®, paniers Dark Sea®) vers la fin des années 1990;

On retrouve entre 55-60 compagnies qui cultivent des huîtres américaines au Nouveau-Brunswick;

On dénombre 534 sites actifs (superficie : 3020 hectares);

On dénombre 523 sites émis pour la culture de l’huître américaine (superficie : 2664 hectares);

On dénombre 324 sites émis pour la culture sur le fond (superficie : 1253 hectares);

On dénombre 210 sites émis pour la culture en suspension ou surélevée (superficie : 1767 hectares);

Le stock est estimé à ± 120 millions d’unités de différentes classes d’âges;

Le prix à la production est de 0,28 $ à 0,38 $ par unité;

La vente est évaluée à 11 millions d’unités, incluant les huîtres cocktails (63 mm) et les huîtres commerciales (76 mm et plus).

 

Biologie – Huître américaine (Crassostrea virginica)*2

Dans les Maritimes, les huîtres sont retrouvées sur la portion basse de la zone intertidale et dans les régions subtidales où la profondeur varie entre 5-8 mètres;

Une huître adulte peut filtrer au-delà de 34 litres d’eau par heure;

La consommation d’oxygène d’une huître adulte en santé se situe entre 3,0 et 5,3 mg par huître par heure;

Les huîtres américaines atteignent souvent la maturité sexuelle à une taille de 2,5 cm;

La femelle moyenne peut produire au-delà de 70 millions d’œufs par année, et les mâles, un nombre plus élevé de spermatozoïdes;

Dans les Maritimes, les huîtres avec des gonades matures pondra si l’eau atteint une température supérieure à 20oC;

À notre latitude, les huîtres vont pondre durant une période de plus de 6 semaines;

Les œufs mesurent entre 55-75 µm, les larves véligères-D entre 70-75 µm, et les larves avec umbo, 300 µm.

Les larves d’huîtres atteignent la maturité à une taille variant entre 280-370 µm.

La taille moyenne des larves à la fixation est de 340 µm.

Le cycle de production est d’une durée de 3 à 5 ans.

 

Conchyliculture – Moule bleue (Mytilus edulis) *1

On retrouve 2 principales compagnies qui cultivent des moules bleues au Nouveau-Brunswick;

On dénombre 29 sites émis pour la culture de la moule bleue (superficie : 664 hectares);

La production est stable depuis 2000, c’est-à-dire ± 500 tonnes métriques;

Le prix à la production est de 0,50 $ à 0,60 $ à la livre.

 

Biologie – Moule bleue (Mytilus edulis) *3

Un volume substantiel d’eau est filtré par la moule à l’aide d’un battement des cils latéraux rattachés aux branchies de l’animal – au-delà de 100 litres par jour pour une moule de 60 mm;

Une augmentation de la température à près de 10oC à 12oC est essentiel pour permettre aux moules de pondent;

Durant une seule ponte, une femelle peut relâcher au-delà de 20 millions d’œufs (diamètre de 0,065 mm), ce qui constitue au-delà de 50 % du poids de son corps;

On a observé une moule de deux ans aux Îles-de-la-Madeleine qui a perdu 32 % du poids de son corps suite au relâchement de 3 à 4 millions d’œufs;

Lorsque les larves atteignent une taille de 250 µm à 300 µm, celles-ci développent un pied qui leur permet d’explorer le substrat afin de localiser un site de fixation;

Les moules juvéniles moins de 2 mm peuvent facilement se détacher de leur substrat afin de changer leur emplacement;

Les moules peuvent tolérer de grands écarts de salinités, variant de 0 à 31 , bien que la croissance de la coquille est fortement réduite à une salinité inférieure à 13 ou sous un régime de salinités subissant des fluctuations;

Des taux de croissance acceptables sont enregistrés à des salinités supérieure à 18 , avec un optimum à 26 ;

Au Canada Atlantique, les moules sont souvent exposées à des températures variant entre -2oC à plus de 25oC;

Des températures supérieures à 28oC sont connues pour causer des mortalités de masse importantes dans les populations naturelles de moules.

 

*1 données 2007

*2 informations tirées de Lavoie, R. E. (1995). Culture of the American oyster, Crassostrea virginica.  In A. Boghen (Éd.), Cold-water aquaculture in Atlantic Canada. (p. 189-224). Moncton, NB: The Canadian Institute for Research on Regional Development.

*3 informations tirées de Mallet, A. et B. Myrand (1995). The culture of the Blue Mussel in Atlantic Canada. In A. Boghen (Éd.), Cold-water aquaculture in Atlantic Canada. (p. 254-296). Moncton, NB: The Canadian Institute for Research on Regional Development.

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Le lundi 6 septembre 2010
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